Au beurre noir, Charles ou dans les cheveux ?

Rien qu’avec le titre, tu dois déjà te douter du sujet que je vais évoquer. Je vais te parler de raie. Rassure-toi, je ne vais pas te donner la recette de la raie au beurre noir de Tata Suzanne (s’accompagnant à merveille avec une tarte aux myrtilles d’ailleurs) que de toute façon tout le monde connait…

On donne ou on ne donne pas ?

Tout animal est conditionné par un instinct naturel commun à toutes les espèces sans exception, y compris la notre : manger ! (Tiens, ça me donne faim…)

Si on donne à manger à un oiseau une fois, l’oiseau ne comprendra pas nécessairement aussitôt qu’on veut lui donner à manger. Si on donne à manger à ce même oiseau plusieurs fois, il comprendra rapidement que l’on est une source de nourriture. Et si on nourrit cet oiseau tous les matins à 10h, l’oiseau sera toujours à l’heure pour son repas matinal et arrivera même à transmettre ce savoir à ses descendants.

Les dauphins de Monkey mia, les pélicans de Carnavon, le requin blanc nageant à côté de la cage aux plongeurs (que je n’ai pas expérimentée), les crocodiles sauteurs sont autant d’exemples d’animaux sauvages qui ont adopté un comportement en fonction d’une source d’alimentation non naturelle. Ce principe est certes critiquable, mais je pense qu’il n’est négatif qu’à partir du moment où cette source de nourriture devient exclusive, car l’animal devient alors tributaire de l’homme. S’il ne l’est pas et qu’ il ne s’agit que d’une source supplémentaire, je pense que cette approche est alors nettement préférable à celle du cloisonnement (cage, aquarium, zoo, …).

Hamelin Beach

En ce qui concerne cette petite plage de Hamelin Bay, les pêcheurs ont pris l’habitude de vider leur poisson au pied de ce vieux ponton :

C’est pittoresque, n’est ce pas ?

Les restes de poisson ne sont en général pas perdu pour tout le monde. Une partie est prise d’assaut par les mouettes, et l’autre partie, par un animal un poil plus gros : de magnifiques stingrays. Cette espèce de raie est considérée comme dangereuse car elle est dotée d’un aiguillon d’une toxicité létale. Cependant, c’est une arme défensive dont elles ne se servent que lorsqu’elles se sentent en danger et que la fuite n’est pas envisageable. Donc si tu ne cherches pas à l’attraper ou à lui faire mal et que tu ne fais pas de geste brusque , il n’y a aucune raison qu’elle ne te fasse mal. Au contraire, comme beaucoup d’espèces de raie, elles sont particulièrement sensibles aux caresses qu’elles n’hésitent pas à venir quémander.

J’ai donc passé une bonne demi-heure en cette charmante compagnie, entre caresse et ‘give me five‘. Finalement, elles se sont aperçu de la supercherie (je n’avais pas de poisson) et sont retournées au large, sans doute pour aller au concert de raie Charles (c’est une raie blanche qui fait du ‘rythme and blues’ alors qu’elle est aveugle).

L’une d’elles me fait quand même un petit coucou avant de partir (en langage raie, ça veut dire « Au revoir raie-mi »). Au revoir la raie…

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Rémi

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