Perth nous revoilà !

En arrivant dans cette charmante ville, j’ignore pourquoi, mais j’ai l’agréable sensation d’arriver en territoire conquis. C’est idiot à dire, mais je connais déjà les rues, les bons endroits, là où je peux dormir… Autant de choses qui font que tu te sens à l’aise quelque part.

Je suis un récidiviste !

Seconde tentative ! Je rédige une petite annonce pour proposer la place passager de ma voiture qui est vacante depuis un petit bout de temps maintenant. Scénario identique à celui d’Exmouth, je reçois un petit message d’une anglaise qui est intéressée pour se faire un petit road-trip le long de la côte Sud. Je lui réponds qu’on partirait dès qu’elle serait prête. Elle me dit qu’elle doit attendre que sa copine revienne de je sais plus où et je ne sais plus pourquoi, mais ça commence déjà à sentir de roussi… Je lui propose qu’on se fasse une virée pas loin de Perth, ça permettra de voir si ça se passe bien en attendant que sa copine arrive. Elle me dit ok et effectivement nous visitons la prison de Fremantle. Je t’épargnerai le détail de cette visite qui n’était pas exceptionnelle (sans être nulle pour autant).

Et finalement, la petite virée en question se passe plutôt bien, l’anglaise est plutôt rigolote et sympa. Je lui explique ma manière de voyager et elle a l’air plus que motivée pour partager ce road-trip en ma compagnie (Formidable, ça arrangera mon porte-monnaie ! pensais-je). Pour finir la journée, elle me fait découvrir un énorme pub à l’ambiance chaleureuse où nous dégustons une petite bière, avant de se dire à bientôt.

Au bout des deux jours dont elle avait besoin pour attendre sa copine, je lui envoie un petit message pour savoir ce qu’il en est. Et la, stupéfaction, elle m’envoie un message comme quoi elle pense que je voyage trop lentement, qu’elle n’a pas assez de temps et que finalement elle va faire autrement, blablabla… Ça commence à bien suffire cette incorrection à changer d’avis au dernier moment ! Mon temps est flexible, mais ma patience l’est moins ! Enfin… Si, elle l’est… Bon ok, c’est pas très très grave…

Le manuel du petit bricoleur

Pour m’auto consoler de ce nouvel échec, je vais faire un tour dans un magasin de bricolage. J’y vais dans un but précis, et tu vas vite comprendre.

J’achète le matériel suivant :

  • 1 grande planche
  • 2 grandes barres en bois (Et d’ailleurs, pour l’achat de 2 barres de bois, j’ai eu 2 barres de bois !)
  • des vis
  • une scie
  • des équerres
  • un petit coffret avec des clés et un tournevis (En anglais, clé plate se traduit par ‘hex key’ qui se prononce exquis)

Mais que va-t-il faire avec tout ce matériel ? Un radeau pour traverser le pacifique ? un avion pour aller plus vite ? Va-t-il mettre un aileron à sa voiture pour qu’elle ait un look plus aérien ?

1/ Prépare ton matériel avec mille précautions, c’est de la haute technologie (la planche) :

2/ Scie une des grandes barres de bois en quatre morceaux et fixe les sur la planche à l’aide des vis et des équerres :

Oh mon dieu ! C’est fou, il a construit une table !

3/ reproduit l’opération deux fois, et voici comment utiliser le tout :

Mais oui, bien sur ! UN LIT !

Pour la petite histoire, il faut que je confesse qu’il s’agit de la version bêta de mon lit (depuis, j’ai corrigé le bug). Le gros problème de la version bêta se situe au niveau de la longueur des pieds. D’où le dicton : ‘pieds trop longs, face au plafond !‘…

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6 réflexions au sujet de « Perth nous revoilà ! »

  1. Comme dis dans facebook, je rend une petite visite chez toi !

    Rha !! les anglais… Et ton lit table, pas mal du tout !

  2. Ha oui… Mais c’est la version bêta… En voyant l’ouvrage, je me suis dit : certes, c’est rationnel, pas d’espace perdu… mais comment fait-il pour s’y glisser et une fois dessus, se retourner ? Et pire, imagine une envie pressante suite à un « trop de fruits » par exemple… En plein nuit noire… Ouh la la la…. vite vite vite…. où est le bouton de lumière… Boum !… Je ne parle pas de la suite… Et on comprend le vieux dicton : « celui qui a la diarrhée n’a pas peur du noir… »
    Heureusement que tu as recoupé les pieds… Mais tiote biloute, fais attention aux fruits tout de même… ;-D

    1. Ça me rappelle une expression que j’ai appris pour exprimer la diarrhée. Ici pour parler de quelqu’un qui l’a, on dit : « swamp ass ». En gros, ça veut dire cul marraicageux. 😀

  3. hello Rémi !!

    je suis ton voyage depuis le début 🙂 j’étais inquiète de ne plus voir la suite de ton voyage depuis le « 09 mars »… vraiment formidable ton aventure (tu vas pouvoir écrire un livre à ton retour…..;) si tu as essayé de me contacter au boulot désolée mais j’ai « pété un câble » et quitté mon employeur (trop de pression tue la passion….) donc je cherche un job cool !! @ très bientôt sur le web

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